Filière et enjeux

ORGANISATION DE LA FILIERE

Zoom sur la paille/construction

 

  • En 2016, on estimait à 3500 le nombre de constructions réalisées en bottes de paille compressée en France depuis le renouveau de ce mode de construction.

  • Environ 500 nouvelles construction sont recensées par an avec une augmentation régulière : groupes scolaires, résidences HLM, salles polyvalentes, bâtiments industriels, bureaux, maisons individuelles ….

 

La filière française de la construction en paille est la plus dynamique d’Europe avec :

  • Un réseau (Réseau Français de la Construction Paille)

  • Des règles professionnelles

  • Des formations (500 personnes formées entre 2012 et 2014)

  • Des producteurs locaux (50% de la matière première disponible à moins de 10 km, 40% entre 10 et 50 km)

 

 

Zoom sur le chanvre pour le bâtiment

 

La filière est bien structurée et capable de répondre à un marché qui se développe :

  • Des regroupements d’agriculteurs et de transformateurs (Fédération Nationale des Producteurs de Chanvre, Union des Transformateurs de Chanvre, Construire en chanvre …)

  • Un centre technique (le CETIOM – Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre : A VERIFIER)

  • Des règles professionnelles « Construire en chanvre » pour les mises en œuvre de mélanges humides (béton de chanvre …) sur chantier, qui déboucheront à terme sur des DTU

  • D’autres règles constructives existent pour les produits manufacturés secs (blocs préfabriqués …)

  • + de 5000 tonnes de chanvre bâtiment sont employées par an en France ce qui représente un équivalent de 1000 maisons individuelles de plus de 80m2 habitables

  • 30 formateurs agréés (construire en chanvre) répartis sur toute la France, revalidés tous les deux ans

  • Plus d’une centaine d’entreprises formées à fin 2016

  • Une école nationale du chanvre basée à Mende qui existe depuis 2015

  • Les règles professionnelles sont révisées tous les 2 ans par l’ensemble des intervenants (producteurs, prescripteurs, applicateurs, assureurs, chercheurs.)

  • Des chantiers publics et privés de tous types : collèges, bâtiments ERP (Etablissements Recevant du Public), habitations, bâtiments tertiaires …

 

3 exemples d’initiatives dans le Massif central :

 

  • Une association, CBPA (Construction Biosourcés du Pays d’Auvergne), qui a pour but de promouvoir l’utilisation des matériaux biosourcés, notamment auprès des donneurs d’ordres publics

  • Thothestia, écosite et centre de formation sur le thème « construire, habiter et vivre autrement », pour développer l’usage des matériaux biosourcés et les pratiques d’éco-construction. Basé dans l’Allier.

  • Les Compagnons du Tour de France à Limoges avec le Centre Européen de formation en éco-réhabilitation.

 

ENJEUX

Construire aujourd’hui et demain en limitant l’impact sur l’environnement et la santé.

L’enjeu pour la filière est de faire connaitre ces matériaux biocourcés, leurs qualités, leurs applications, leur disponibilité.

Dans un contexte de diminution d’émissions de CO2 et de recherche de qualité de l’air intérieur, les matériaux biosourcés apportent une réponse pertinente : efficacité énergétique aussi bien pour la rénovation que pour les constructions neuves, santé et confort, cycle de vie des matériaux (capacité à être recyclés).

Ils nécessitent moins d’énergie grise, s’appuient sur des ressources renouvelables et permettent le stockage du carbone pendant toute la durée de vie du bâtiment.

La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, confirme l’intérêt de l’usage de ces matériaux pour des applications dans le secteur du bâtiment en précisant dans son article 5 que « l’utilisation des matériaux biosourcés concourt significativement au stockage de carbone atmosphérique et à la préservation des ressources naturelles » et qu’ « elle est encouragée par les pouvoirs publics lors de la construction ou de la rénovation des bâtiments ».